Fukushima : une contamination alarmante !

Centrale Nucléaire de Fukushima dai-ichi

L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) a relevé des niveaux de pollution "alarmants" dans "l’environnement terrestre et marin" de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daïchi, a-t-elle annoncé vendredi.

"Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l’on trouve autour de Tchernobyl", affirme ce laboratoire français indépendant, qui a analysé à Caen les échantillons que lui ont envoyé des bénévoles au Japon.

Explications de l’ARCO

Suite à la catastrophe de Fukushima, l’ACRO a étendu son observatoire citoyen de la radioactivité dans l’environnement au Japon.

Nous avons reçu des échantillons en provenance des provinces de Fukushima et de Miyagi qui mettent en évidence une contamination alarmante.

ANALYSES DE SOLS PRELEVES AU JAPON (12-18 avril 2011) : COMMENTAIRE DES RESULTATS ACRO

L’ACRO a reçu des prélèvements de sol effectués en différents point du Japon par des préleveurs japonais. A l’exception de la terre de Kobe, tous ces échantillons sont contaminés par de nombreux radioéléments qui proviennent des retombées de Fukushima.

Les activités massiques très élevées relevées dans la paille s’expliquent pas le fait que la paille est très légère : la même quantité de polluant retombant sur un mètre carré va entraîner une contamination au kilo beaucoup plus forte avec de la paille qu’avec de la terre.

Les premières mesures que nous avons faites sur la terre provenant de Fukushima avaient montré que l’iode 131 était prépondérant. Mais comme il a une demi-vie assez courte (8 jours), il disparaît relativement vite : les valeurs relevées lors de cette campagne sont plus basses que celles en césium.

En revanche, le tellure 129m se désintègre en iode 129 qui a une demie-vie très longue : 16 millions d’années. Il faudra surveiller cet élément dans les environs de la centrale.

A moyen terme, c’est le césium 137 qui va poser le plus de problèmes : les contaminations massiques relevées sont toutes sous la limite de 5 000 Bq/kg fixée par le gouvernement japonais pour la culture du riz.

Si l’on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185 000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie.

La contamination relevée dans la province de Miyagi est aussi assez élevée, confirmant les fortes contaminations que nous avions relevées sur les légumes de cette préfecture.

PRÉLÈVEMENTS DENRÉES ALIMENTAIRES : COMMENTAIRES DES RÉSULTATS ACRO

Les analyses montrent que les quatre échantillons (champignons et légumes) collectés dans la région de Sendai (80 km de Fukushima Daiichi) sont contaminés par des radioéléments artificiels caractéristiques des rejets de la centrale.
Les teneurs en césium mesurées dans les trois légumes (chou chinois, Komatsuna et Tsubomina) sont supérieures aux limites fixées par la réglementation Japonaise (500 Bq/kg) et sont impropres à la consommation.

ANALYSE D’EAU DE MER PRELEVEE LE 16 AVRIL 2011 (Soma, Préfecture de Fukushima) : COMMENTAIRE DES RESULTATS ACRO

En temps normal, aucune contamination de l’eau de mer ne devrait être mesurée.
Les éléments trouvés à Soma, situé à plus de 40 km au Nord de la centrale, proviennent de la centrale de Fukushima. Ces polluants ont la propriété de se concentrer dans les êtres vivants.
Ainsi, la concentration en iode dans les algues peut être 1 000 à 10 000 fois plus élevée que dans l’eau de mer. C’est 10 à 100 fois plus chez les poissons et coquillages. Le césium peut être 10 à 400 fois plus concentré en fonction des espèces.


Appel à souscription pour le Japon

Par solidarité avec le Japon, l’ACRO a décidé de lancer une souscription pour réunir un fonds de soutien aux demandes japonaises en termes de surveillance citoyenne de la radioactivité dans l’environnement.

Envoyez vos dons par chèque à :

ACRO, 138 rue de l’église, F-14200 Hérouville-Saint-Clair
Libellé à l’ordre de l’ACRO Veuillez mentionner clairement au dos du chèque ou sur l’enveloppe : Aide au Japon


Pétition urgente :

Refusons l’exposition des enfants japonais à des doses élevées de radioactivité (sortirdunucleaire.org)

En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d’irradiation recommandé pour "les personnes affectées à des travaux sous rayonnements ionisants", c’est-à-dire pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets sanitaires néfastes de la radioactivité.

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima.

Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements est révoltant et inhumain.

Autocollant Nucléaire non merci ! en japonais

2 euros pour soutenir le Centre japonais d’information sur le nucléaire

Soutenez les antinucléaires japonais ! Pour chaque autocollant acheté, nous reversons 1 € au CNIC (Centre japonais d’information sur le nucléaire), association antinucléaire créée en 1975 à Tokyo.

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Illustration : Autocollant Nucléaire non merci ! en japonais

Mis en ligne par Medialternatif
 22/05/2011
 https://medialternative.fr/?fukushima-une-contamination,3635

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