Les habits neufs de l’Empire : guerre et désinformation dans l’Est du Congo

Premier ouvrage critique sur le jeu des puissances en RDC

Une enquête inédite

République Démocratique du Congo : vingt ans de massacres récurrents, des centaines de milliers de femmes violées et atrocement mutilées, une guerre continentale ayant impliqué neuf États africains entre 1998 et 2003, une situation sanitaire épouvantable et... des richesses minières incommensurables dans le pays le plus pauvre du monde — des minerais qui sont notamment utilisés dans la fabrication de nos chers smartphones.

Comment peut perdurer, depuis vingt ans, une telle situation ?
Quels en sont les véritables responsables ?

On peut aujourd’hui s’entendre sur le constat [1], mais peu, comme c’est hélas bien souvent le cas dans les conflits africains, étudient dans le détail les responsabilités réelles, locales et internationales, au-delà des clichés faciles sur le rôle des pays voisins comme le Rwanda (clichés entretenus notamment par les nostalgiques de Mobutu et toute la Françafrique).

Mais les médias ont recommencé à parler du Congo après un fumeux coup médiatique, intervenu à la Noël 2012 : dans Le Monde était alors publié une « pétition » de notables françafricains, signée par Chirac, Trierweiler, Benguigi, Abdou Diouf, etc. dénonçant les centaines de milliers de viols mutilatoires, la situation congolaise catastrophique... pour mieux accuser ceux qui, armes à la main, en sont victimes et sont la seule opposition crédible à ce système néocolonial !

La machine était lancée, et voilà que la Françafrique, consciente de son poids diplomatique et militaire considérable, emmène l’ONU dans la première guerre coloniale offensive de son histoire. Contre le M23. Une sorte de remake du fiasco de l’attaque de Suez en 1956, mais cette fois-ci sous l’égide des Nations unies, bien entendu au nom, comme toujours, de la paix et l’amitié entre les peuples, jusqu’à, tenez-vous bien, s’allier, pour perpétrer leur forfait, avec la véritable armée des violeurs-mutileurs que ce sont les FDLR, ces anciens génocidaires hutu du Rwanda exfiltrés par l’opération française Turquoise il y a vingt ans.

L’épilogue de cette histoire est tout aussi ubuesque : quand les forces de l’ONU et ses tirailleurs néocoloniaux ont réalisé que, malgré leur nombre, ils n’arrivaient pas à rivaliser sur le terrain avec le M23, qui est une des armées parmi les plus disciplinées au monde, ils ont commencé à tirer AU HASARD dans les faubourgs de Goma sur les civils et ont réussi, grâce à leur maîtrise de l’agenda médiatique, à faire croire au monde entier que c’était le M23 qui attaquait les civils. Invraisemblable ! Voyant le succès de cette honteuse machination, le M23, pour épargner les civils, se retire en Ouganda.

Le roi ONU était nu et dans ses hautes sphères, on l’habillait pourtant des plus beaux atours de la victoire, « les habits neufs de l’Empire », faisant croire à une victoire des forces du Bien contre les méchants rwandophones congolais, étrangers dans leur propre pays, ayant eu la mauvaise idée de naître de l’autre côté de la frontière tracée à la règle par les colonisateurs en 1910.

« Les habits neufs de l’Empire, guerre et désinformation dans l’Est du Congo » est le fruit d’une enquête inédite : il s’agit du premier ouvrage critique sur le jeu des puissances dans cette région depuis 2009. Une enquête ancrée sur la réalité du terrain avec de nombreux correspondants sur place.

Le livre de Luigi Elongui, journaliste à Afrique-Asie et rédacteur en chef de l’Agence d’information, auquel El-Memeyi Murangwa, Antoinette Kankindi, Michel Sitbon et la journaliste Angelina Bella ont contribué, vient de paraître aux éditions Aviso.


Conférence de presse de Luigi Elongui

« Les habits neufs de l’Empire, guerre et désinformation dans l’Est du Congo »
Luigi Elongui
Avec les contributions d’El-Memeyi Murangwa, Antoinette Kankindi, Michel Sitbon et Angelina Bella
Aviso éditions 340 pages – 18,90 €

À commander en ligne sur le site des éditions Aviso : http://www.aviso-editions.fr/product.php?id_product=61

[1encore que le décompte sur les soi-disant 12 millions de morts est un hoax lancé depuis l’Occident par les organisations humanitaires blanches — qui démontrent ou cherchent à masquer leur incurie et justifier leur existence — et les services secrets français, dont l’avidité à relativiser le rôle éminent de la France dans le génocide des Tutsis rwandais en 1994 n’est plus à prouver

Mis en ligne par Bruno Boudiguet
 6/11/2014
 http://medialternative.fr/?les-habits-neufs-de-l-empire,4106

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